dimanche 19 janvier 2020

Confession du dimanche

@Céline


J'ai adopté un chat, il est tout doux et tout poilu. J'en suis amoureuse et j'ai adopté son style pour ne pas avoir froid cet hiver. (Oui, je sais j'aurai aussi pu mettre une culotte.)

Et vous, adaptez-vous votre pilosité à la saison ou est-ce toujours l'été sous votre lingerie ?

samedi 11 janvier 2020

Une envie comme une autre...

Tel un artisan, tu déroules les cordes. Je te regarde faire attentive et impressionnée par avance par ce que tu vas faire.
"Mets-toi nue et reste debout". 
Je m'exécute avec joie, j'adore ces instants. Symbole de nous deux, de proximité, de douceur. Être encordée m'apporte une sérénité que je ne n'explique pas : être entravée mais ne pas se sentir prisonnière. Tu es concentré sur ce que tu fais, je suis un petit objet, petite chose malléable que tu bouges au fur et à mesure de ta création.
Ma poitrine se pare des cordes rouges, je suis leur tracé des yeux, tu fais glisser les cordes sur mon sexe et dans le creux de mes fesses avant de me mettre à quatre pattes. Tu continues ton oeuvre, mes poignets se retrouvent attachés à mes chevilles alors qu'une seconde corde écarte mes cuisses. Ma poitrine repose contre la couverture. La position m'expose comme rarement, je sens mon sexe palpiter, ma tête enclenche des scénarios tous plus fous les uns que les autres mais ce ne sont que des choses très agréables. Je reste là immobile par la force des choses et je me sens bien.
"Tu es à moi, on va pouvoir commencer". 
Mon cœur manque un battement. J'ai l'habitude que tu me shibarises juste pour le plaisir de l'art. Il est par contre, rare que l'on allie ce moment à nos jeux d/S et c'est ce que tu t'apprêtes à faire. Tes mains parcourent mon corps qui a de légers frissons et tu t'approches de mon oreille pour me chuchoter : 
" J'ai vu ton mot dans la cuisine : "Ces aliments ne sont pas forcément pour cuisiner".
On va jouer, trop bien ! Je réponds ça avec une telle ferveur que ça te fait rire. Je ne vais évidemment pas garder mon sourire longtemps vu ce que j'ai acheté mais j'aime bien les moments "piquants". Tu commences par rougir mes fesses parce que j'ai un peu froid et parce que tu en as envie aussi. Puis, tout en préparant nos invités du soir, tu m'expliques ce que tu attends de moi.
Je deviens impatiente et la position commence à être quelque peu désagréable. Tu reviens près de moi et réajustes un peu les nœuds pour mon confort. Tes mains sont posées sur mes fesses, tu les écartes et me souffles un "ça va être froid". Je sens le doigt de gingembre me pénétrer. J'aime autant que je déteste cette sensation qui monte et qui commence à me brûler. Je veux bouger mais les cordes m'en empêchent. Tu prends le martinet pour, me dis-tu, irradier correctement l'ensemble. La morsure du martinet couplée à la chaleur du gingembre en moi me rend dingue. Je sens mon sexe s'ouvrir totalement, et mes envies coulées le long de mes cuisses. Je veux que ça s'arrête ou je veux que ça continue, je ne sais plus.
Tu lâches le martinet pour faire parcourir tes doigts sur mon dos et mes seins tendus que tu profites pour malmener un peu. Je ne suis plus une jolie poupée docile habillée de cordes dont on aurait pu peindre le tableau tellement j'étais immobile et sage. Non, je suis une petite perverse toujours encordée dans une position indécente que je rends encore plus scabreuse en bougeant sans cesse afin que tous mes orifices puissent obtenir quelque chose. Tu me montres le concombre tout en jouant de tes doigts sur mon sexe. 
"Demande-moi".
Je suis déjà à ta merci, je ne réfléchis pas une seconde et je te dis : 
"S'il te plait, j'ai besoin d'être remplie." 
Le concombre se loge aisément en moi. Les va-et-vient vont avoir raison de moi rapidement, je le sais. Totalement soumise, j'entends tes mots au loin qui continuent​ de me transporter en plus de ces aliments. Mon cerveau est en train de déconnecter, tout est musique. Je ne sais plus qui est encore en scène dans nos invités quand je crie : 
"Monsieur, laissez-moi jouir s'il vous plait !"
Ton accord ne se fait pas tarder et ma jouissance est aussi explosive que la chaleur qui a irradié mon corps pendant tout ce moment. Je peine à retrouver mes esprits. Tu détaches les cordes. Je délie mes muscles et me retourne pour être sur le dos. Je souris et je suis un peu gênée aussi, il est rare que je sois aussi démonstratrice. Je reprends le tutoiement et parce que j'aime jouir deux fois de suite, je te dis : tu veux bien venir en moi, s'il te plait ! 

jeudi 2 janvier 2020

Je vous souhaite...

Nous sommes en janvier et nous célébrons une nouvelle année avec le sacro saint "bonne année".
J'ai toujours détesté ça. Je n'ai jamais compris pourquoi on devait dire "bonne année". Pourquoi on doit souhaiter de bonnes choses aux gens ? Parce qu'on les aime et on leur veut du bien me direz vous ? Oui bien sûr ! En même temps, il y aussi des gens qu'on n'apprécie moins et pour autant la bienséance fait aussi que nous ne leurs disons pas : "j'espère que tu ne seras pas trop heureux et que tu auras quelques problèmes parce que bon, il n'y a pas de raison que tu n'es pas un peu de désillusions dans ta vie, toi aussi". Évidemment à la place vous dites : bonne année.
Et donc minuit sonne et l'on espère encore plus que devant le sapin et les cadeaux. On y croit encore plus fort que le père Noël. On se dit que nos vœux sont comme des incantations magiques et chaque année on recommence à souhaiter nos meilleurs vœux.
Mais nous ne sommes pas des dieux et nous n'avons aucun pouvoir pour exaucer les vœux de chacun.
Alors certains de nos proches trébuchent, certains ne se relèvent pas et pourtant on leur avait dit bonne année à eux aussi. En plus, on le pensais sincèrement​.
Et puis, il y a ces personnes que nous n'avons pas l'occasion de voir en janvier car nos vies sont trépidantes mais qui, malgré notre non "bonne année" (et oui passé le 31, on l'a dans le baba) en passeront une excellente !
Je n'aime pas cette idée de marquer le temps, alors je ne vous souhaite pas une bonne année. Je vous souhaite une belle vie.

vendredi 20 décembre 2019

Tu te souviens ?



"Dis, tu te souviens de notre première fois ?"
Il fait froid. Emmitouflée sous la couverture, je me rapproche de toi pour me coller contre ton corps. Tu m'enlaces dans tes bras et je te dis, "moi je m'en souviens". Je m'en souviens comme l'on se rappelle un doux moment. Je me souviens de mes émotions, de l'atmosphère, de la lumière...
C'était un soir d'été, en juin, les rayons du soleil traversaient encore notre chambre. Je cherchais ce moment depuis des mois sans réussir à te l'avouer. Je semais des indices tel un petit poucet en me disant que si tu m'aimais tu devinerais mes envies. C'était très bête cette réflexion, je l'ai encore parfois... Allongée sur le lit, ta main me caresse doucement, tu t'attardes sur mes fesses puis je sens ta main qui se soulève un peu et qui perd le contact avec ma peau. Mes doigts appuient un peu plus sur l'oreiller, ma respiration se bloque. J'ai envie de crier "fesse-moi", mais je ne dis rien. Ta main se repose doucement sur moi et tu reprends tes caresses. Tu recommences à soulever ta main. Tu hésites je le sens et moi, moi je ne comprends pas que tu puisses hésiter, mais je ne t'ai rien dit, jamais... Alors comment pourrais-tu savoir que la seule chose qui me fasse vibrer, c'est de recevoir une fessée ? Que mes fantasmes les plus fous sont rouge sombre. Que je me rêve attachée, bâillonnée, fouettée, que je me prends à imaginer qu'un jour je ne serais que soumise, obéissant à toutes tes envies les plus incongrues et que j'y prendrais un plaisir fou.
Rien dans ma vie de tous les jours, rien dans mes mots, rien dans ce que je te montre ne peut te permettre de le comprendre.
Ta main reste en suspend dans l'air, je n'ai pas le courage de mes envies et je ne dis rien. Pourtant, ta main ne va pas venir se reposer comme une caresse sur mes fesses, cette fois-ci. Non, elle va s'abattre rapidement sur elles, une fois, deux fois... On y est, ça y est. Il est doux ce moment. Tout est calme dehors. Les rayons du soleil ne quittent pas notre chambre comme pour accompagner cet instant de façon lumineux. Ta main imprime un joli rythme et mon corps est en émoi. La réalité est belle et cette première fois est courte et longue à la fois. Une envie de dire encore pour que toutes les images que j'ai en tête puissent prendre vie et un besoin irrépressible de dire stop, pour pouvoir te dire merci, pour te rassurer et dire que oui, tu as bien compris mes signes, oui, c'est ce qui me fallait et surtout pour savoir si toi aussi tu as aimé ce moment-là.
C'était il y a près de 15 ans, on en a vécu depuis des fessées, des magistrales, des douces, des tristes, des qui font mal pour de vrai, des drôles, des qui nous emmènent tutoyer les étoiles, mais celle-là elle avait ton audace, elle avait le cran de faire ce que j'ai toujours tu, elle avait la magie de la première fois qui nous a permis d'avoir toutes les autres.

lundi 9 décembre 2019

Cette petite fille...

Cette petite blonde insouciante est persuadée qu'un jour elle sera célèbre,  qu'elle sera admirée des gens parce qu'elle a "un truc". Elle se rêve tour à tour, clown (parce qu'elle aime voir les gens qui l'entourent rire), chanteuse (parce qu'elle aime sa voix dans le micro et danser comme une folle sur son lit) puis dessinatrice de dessins animés (parce que le meilleur endroit pour s'évader c'est dans sa tête quand elle crée des histoires qu'elle met ensuite en images). Puis face aux épreuves de sa vie elle veut entrer dans l'armée (pour se battre et donner des coups aux "méchants") avant de s'imaginer juge d'instructions, mais elle ne fera rien de tout ça, la petite fille...
Parce que tous les soirs, la petite fille insouciante redevient triste. Elle se dit qu'elle n'a pas réussi à rendre le sourire aux gens qui comptent pour elle. Elle se dit que finalement, elle n'a aucun pouvoir. Alors elle regarde les étoiles et se demande la raison qui l'a amenée sur terre. Pourquoi les drames ? Pourquoi les pleurs ? L'abandon, le silence ? Le ciel ne lui donnera pas de réponse.
La petite fille se demande si les ténèbres se tairont un jour. Elle se demande si elle doit parler ou se taire pour se protéger.
Elle va grandir la petite fille avec une peur bleue de continuer à souffrir, avec une trouille monumentale que l'on s'approche trop près d'elle et qu'on perce son mystère.
Elle continue d'avancer dans la vie la petite fille, sans faire trop de bruit, même si on la remarque quand même parce qu'elle intrigue, parce qu'elle est belle même si elle ne s'en rend pas compte, parce qu'elle est intelligente et qu'elle le montre à sa façon.
Elle va même réussir à devenir adulte cette petite fille mais elle va garder ses failles. Elle va se demander si elle saura être désirable, plutôt que désirée, et puis quand elle sera habituée à être désirable, si elle aimera être désirée ou si elle voudra juste être aimée, si elle saura se donner, si elle saura avoir confiance et faire confiance. Elle va se poser un milliard de questions la petite fille et même si elle devient adulte, elle va douter d'elle à chaque seconde, elle va hésiter et dire "non" plein de fois et puis... Et puis des gens vont lui tendre la main, et la petite fille-adulte, va les accepter et devenir Adulte tout court. Elle va s'accepter cette petite fille, elle va devenir femme, amante, amie et mère. Elle va se regarder dans le miroir et voir la vraie projection d'elle-même et quand l’insouciance de son âme d'enfant reviens. Elle est même capable de sourire et de se dire : Je suis une nana trop belle et trop géniale.
Alors, elle n'est finalement pas devenue célèbre et elle n'a pas ce petit truc qui fait d'elle un être exceptionnel, mais aux yeux des gens qui sont dans sa vie aujourd'hui, elle compte et c'est bien le plus important.