vendredi 11 octobre 2019

Son sourire à Elle


Elle s'appelle A..., je le sais depuis très peu de temps. Jusqu'ici, elle n'était qu'un sourire lumineux que je croisais chaque matin aux abords de mon bureau.
La première fois que je l'ai vu, mes yeux se sont illuminés instantanément. Elle fait partie de ces femmes solaires qui font rentrer la lumière partout même quand le temps est sombre. Je me souviens, elle a passé la tête par mon bureau, elle m'a dit "bonjour" et s'est approchée de moi en me demandant, si j'allais bien. Je lui ai répondu que face à un tel sourire, on ne pouvait qu'aller bien. Elle a souri de plus belle et m'a dit : tu défends bien aussi niveau sourire. On s'est souhaité une bonne journée et depuis chaque matin nos sourires se disent bonjour dans mon bureau et ils continuent de s'échanger dans les couloirs ou aux abords de la machine à café.

Des sourires timides, des sourires pleins, des sourires qui s'affichent face aux autres, des sourires qui disent "tu me troubles et je ne sais pas pourquoi..."

Je ne sais rien d'elle, dans quel service travaille-t-elle ? Est-elle dans la société pour longtemps ou seulement de passage ? Son prénom ?
Toutes ses questions vont rester sans réponses pendant plusieurs semaines et puis peu à peu et parce que même si nos sourires parlent, il faut un jour passer au langage verbal, nous allons discuter ensemble et nous découvrir peu à peu.

J'apprends alors son prénom, son âge et sa fonction au sein de notre entreprise, moi je n'ai rien à lui apprendre, elle sait déjà qui je suis... Elle a demandé aux gens de son service après notre premier sourire. A cette confidence, je me sens rougir, mes yeux se dérobent et elle me prend la main, elle la caresse du bout des doigts et se rapproche un peu plus de moi pour me souffler un "je t'aime bien" avant de filer dans son bureau.

Je sens encore la caresse de ses doigts sur ma main et son sourire tourne en boucle dans ma tête. Elle mon arc-en-ciel de tous les jours. Ce petit bout de nana à l'allure garçonne, à la voix douce et rayonnante, aux cheveux courts et aux yeux couleurs de l'océan, un soir de tempête qui maintenant en plus de son sourire m'offre chaque jour, un petit mot doux ou rieur, enjoué ou taquin.

Parfois, il y a des gens qui vous font du bien juste par leur présence, leur voix ou leur sourire sans que ça n'aille forcément plus loin et c'est bien aussi.



mardi 8 octobre 2019

Envies et besoins / partie 2


Viscéral, inaliénable. Il prend la forme des plus grandes tempêtes. Il a la force du volcan qui se réveille après des mois de sommeil. Il est la 7ème vague. Il prend toute la place dans ma tête, dans mon corps. Il est incontrôlable. 

Il a la beauté des plus grandes catastrophes naturelles et ses jeux de couleurs en irradient l'iris de mes yeux. Il a aussi toute la noirceur de mes émotions négatives qui s’emmêlent et prennent une ampleur impressionnante tant je redeviens la petite fille fragile et innocente face à lui. Il me dépasse totalement et me fait perdre l’équilibre que je possède quand je suis sur le fil de mes envies.

Incandescent, il me rend vulnérable et alors, alors, seul ses bras, sa puissance, son corps peuvent faire barrage à ce déferlement. La contrainte et la force qu'il m'impose, sa dureté me calme. J'ai besoin de sa protection pour que mon armure cède pour accepter de ne pas être parfaite, pour accepter d'avoir peur, pour accepter d’avoir besoin de ça. D'avoir besoin d’être marquée, d'avoir besoin d’être malmenée, d'avoir besoin de ne pas avoir le choix.

Car mes besoins expriment tous ces manques passés, toutes ces blessures que j'ai cousues de silence et qui se réouvrent de manière aléatoire en fonction des fantômes qui viennent roder près de moi.

Je retrouve ma sérénité au rythme de ces longues et interminables fessées, celles qui font que la terre arrête de tourner car j'y puise tout le souffle de la vie pour adoucir mon âme avant de pouvoir à nouveau écouter mon petit cœur battre de manière plus douce et ainsi me sentir apaiser pour continuer à avancer.

mardi 10 septembre 2019

Par procuration (fin)

Attablée au petit déjeuner, la petite sauvage est seule à cette heure matinale. Elle en profite pour écrire cette lettre et essaie de ne rien oublier de ses petites incartades.
La matinée se passe chacun ayant des contraintes professionnelles.
Après le déjeuner, la divinité s'approche de la petite sauvage pour lui indiquer qu'il part à un rendez-vous mais qu'il n'oublie pas.
La Petite Sauvage reçoit ensuite des ordres via SMS lui indiquant​ : la tenue exigée, la position ainsi que les instruments qu'elle doit déposer devant elle.
Ce petit message dépourvu de politesse ou de sentiments met la Petite Sauvage en joie.
Elle aime quand la Divinité tient ce rôle de dominant intransigeant.
Elle part dans la chambre avec le sourire aux lèvres et la chaleur déjà prête à se propager dans son corps.
Elle se regarde dans le miroir au dessus du piano sourit à son reflet et fait glisser sa petite robe à fleurs le long de sa peau.
La Divinité la veut nue, elle l'est. Aucun bijoux, pas de sous vêtements, même ses cheveux sont détachés.
La petite sauvage va ensuite chercher les instruments demandés et les dispose de façon précise sur le lit ainsi que la lettre qu'elle a écrite.
Elle vient ensuite se mettre en position d'attente et là quand elle jette un regard dans le miroir elle prend la teneur de ce qui va se passer. Son petit coeur bat plus vite et son sexe est prêt à se réveiller. Elle ajusté sa position pour être conforme aux exigences et laisse le silence, l'appréhension et l'excitation l'envahir.
Le bruit de la voiture dans l'allée vient rompre le calme olympien présent depuis plus de 15 min maintenant.
La Petite Sauvage respire profondément. La Divinité rentre dans la chambre ne dit qu'un : "Bien" qui électrise déjà la petite Sauvage.
La Divinité prend alors la lettre et lit.
La Petite Sauvage ne peut s'empêcher de sourire, ce qui lui vaut des remontrances instantanées. Le sermon reprends comme la veille et la Petite Sauvage se sent réellement prise en faute. La position devient désagréable et l'envie de faire taire la divinité pour que les coups ne soient plus verbal mais physique devient une nécessité.
Suppliante, la Petite Sauvage réclame alors sa punition.

La Divinité a pris place sur le coin du lit, la Petite Sauvage après en avoir reçu l'ordre se déplace à quatre pattes pour venir se mettre sur ces genoux. L'appréhension s'envole ne reste que le plaisir de se sentir à sa place. La Petite Sauvage reste sage pendant cette première fessée qui est pourtant donnée avec véhémence mais la mise au coin imposée rend la Petite Sauvage encore capricieuse.
La Divinité le sait, il va falloir beaucoup plus que cette fessée pour que la Petite Sauvage abdique et que la sérénité prenne place dans son esprit rebelle.
Après une photo destinée à la Demoiselle aux Câlins. La Petite Sauvage se retrouve allongée sur le ventre, bras et jambes écartées.
La Divinité prend alors le méchant martinet et prévient la Petite Sauvage que la punition commence maintenant et qu'elle ne se terminera que lorsque la Petite Sauvage sera devenue une Petite Sage et qu'elle aura forumulé des excuses correctes.
La Petite Sauvage sait que ça va durer. Le martinet la cingle dès les premiers coups.
Et le fait de ne pas être attachée l'oblige à faire attention de ne pas bouger pour éviter les mauvais coups sur les parties sensibles de son corps.
La Petite Sauvage est maso et finit par accueillir la douleur avec un plaisir non dissimulé. La Divinité change alors d'instrument se qui provoque une multitude de sentiments dans la tête de la Petite Sauvage. C'est une punition ne croit pas t'en tirer à si bon compte lui martèle son cerveau.
Le martinet, la cravache, le paddle, la ceinture. Les instruments s'échangent à tour de rôle, la Petite Sauvage ne tient plus la position, elle a mal vraiment. Ses fesses sont meurtries et ce n'est que justice mais elle s'obstine à ne pas présenter d'excuses pour son comportement.
Alors la Divinité continue la punition, frappe plus fort et reprend son sermon. S'en est trop pour la Petite Sauvage qui n'est plus capable d'assumer les mots du sermon couplé aux coups. Son petit corps est pris dans une chaleur aussi douce que brûlante, les mots dansent dans sa tête. Elle n'a pas été sage, elle est punie, elle honteuse, elle aime cela et.. et finit par s'abandonner pour dire : Pardonne-moi.
La Petite Sauvage se glisse ensuite dans le creux des bras de la Divinité pour un tendre moment puis va présenter ses excuses et remercier la Demoiselle aux Câlins pour cette punition par procuration.

vendredi 30 août 2019

Par procuration (1)

La Demoiselle aux Câlins et la Petite Sauvage se sont un peu apprivoisées. Elles discutent de temps en temps via les réseaux et comme la distance ne leur permet pas de se voir aussi facilement qu'elles aimeraient, elles s'amusent sur Skype entre petites confidences et amusement.
Mais la Demoiselle aux Câlins a ce qu'on pourrait appeler dans le jargon professionnel : la double compétence, celle d'être une vilaine et en même temps, de pouvoir incarner l'autorité.
Et ça, la Petite Sauvage l'oublie parfois mais va à nouveau l'apprendre à ses dépens.

Cela fait plusieurs jours que la Petite Sauvage joue les vilaines sur les forums et sur les chats. Elle s'amuse à faire tourner en bourrique son petit monde et ne montre aucun signe de rigueur ou d'obéissance. C'est l'été et seul le farniente et le "je fais ce que je veux", l'intéresse.
Après plusieurs rappels de la Demoiselle aux Câlins, rien ne change. La Petite Sauvage s'imagine à l'abri de tout.
Mais une petite alarme s'enclenche dans sa tête et son petit coeur bat plus vite quand elle croit comprendre que la demoiselle aux calins joue les délatrices et va narrer ces exploits à une​ certaine Divinité.

Se calmer ou continuer à être capricieuse ?

La petite sauvage n'a pas envie d'être sage, alors elle continue quand même. On verra bien ce qui se passera, se dit-elle.
Le soleil descend bas dans le ciel, et la Petite Sauvage est fatiguée de s'être comportée comme une vilaine. Elle rentre chez elle avec l'intention de se reposer mais une certaine divinité l'attend de pied ferme.

À son regard vert foudroyant, la Petite Sauvage se rend vite compte que la Divinité est contrariée... Et quand elle se retrouve sur son épaule comme un vulgaire sac à patates, il n'y a plus l'ombre d'un doute.
Elle se retrouve assise sur le coin du lit, alors que la Divinité reste debout pour un jugement qui ne laisse absolument pas la place à la parole de l'accusée (qui de toute façon est coupable). La Petite Sauvage veut quand même entamer un plaidoyer mais c'est peine perdue face à l'intransigeance de cette Divinité.
Elle lance toutefois un " la saleté, elle va me le payer" destinée à la Demoiselle aux Câlins mais la Divinité la somme de se taire, en particulier si c'est pour être vulgaire et ne pas reconnaître ses torts.

Alors la Petite Sauvage baisse les yeux et serre très fortement ses cuisses car elle sent son sexe ouvert et​ sa cyprine coulée. Elle n'a pas honte de se faire gronder comme une enfant, non, mais d'y prendre un tel plaisir avant même d'avoir dû baisser sa culotte et reçue les premiers coups d'une fessée qui s'annonce sévère.

La Divinité demande alors à la Petite Sauvage d'écrire tous ses méfaits afin de vérifier qu'elle a pleinement conscience de ses bêtises. Elle a quelques heures pour le faire.

La sentence sera appliquée le lendemain.

mardi 27 août 2019

Envies et besoins / partie 1

Mes envies sont souvent douces, tendres.
J'aime ses carresses et ses doigts qui se promènent sur ma peau.
J'apprécie lorsque nue, allongée sur le ventre, sa main trouve naturellement place sur mes fesses rebondies.
Cela fait frissonner mon corps de plaisir. Le creux de mon ventre lance un appel et mes cuisses se serrent et se desserrent au rythme de ses carresses qui se transforment peu à peu en une belle fessée.
Les mots doux parfois crus qu'il me murmure à l'oreille exacerbe mes envies de petite garce que je peux être.
Le tempo monte crescendo. Les sensations se font plus folles, plus intenses. Sa main se fait plus présente, plus dure, plus insidieuse.
Elle carresse, frappe, malmène amoureusement mon cul, mon sexe et mes cuisses.
Cette fessée peut être courte dans le temps comme elle peut durer inlassablement.
Mon cerveau lui, la reçoit comme une récompense de ce que je suis et de ce qui me fait vibrer.
Mes fessées douceurs convoquent en moi toute la tendresse et toute l'animalité dont je peux faire preuve.
Il n'y a dans celles-ci, aucun reproche, aucune peur, aucune barrière, aucun enjeu, si ce n'est celui de prendre du plaisir.