samedi 11 janvier 2020

Une envie comme une autre...

Tel un artisan, tu déroules les cordes. Je te regarde faire attentive et impressionnée par avance par ce que tu vas faire.
"Mets-toi nue et reste debout". 
Je m'exécute avec joie, j'adore ces instants. Symbole de nous deux, de proximité, de douceur. Être encordée m'apporte une sérénité que je ne n'explique pas : être entravée mais ne pas se sentir prisonnière. Tu es concentré sur ce que tu fais, je suis un petit objet, petite chose malléable que tu bouges au fur et à mesure de ta création.
Ma poitrine se pare des cordes rouges, je suis leur tracé des yeux, tu fais glisser les cordes sur mon sexe et dans le creux de mes fesses avant de me mettre à quatre pattes. Tu continues ton oeuvre, mes poignets se retrouvent attachés à mes chevilles alors qu'une seconde corde écarte mes cuisses. Ma poitrine repose contre la couverture. La position m'expose comme rarement, je sens mon sexe palpiter, ma tête enclenche des scénarios tous plus fous les uns que les autres mais ce ne sont que des choses très agréables. Je reste là immobile par la force des choses et je me sens bien.
"Tu es à moi, on va pouvoir commencer". 
Mon cœur manque un battement. J'ai l'habitude que tu me shibarises juste pour le plaisir de l'art. Il est par contre, rare que l'on allie ce moment à nos jeux d/S et c'est ce que tu t'apprêtes à faire. Tes mains parcourent mon corps qui a de légers frissons et tu t'approches de mon oreille pour me chuchoter : 
" J'ai vu ton mot dans la cuisine : "Ces aliments ne sont pas forcément pour cuisiner".
On va jouer, trop bien ! Je réponds ça avec une telle ferveur que ça te fait rire. Je ne vais évidemment pas garder mon sourire longtemps vu ce que j'ai acheté mais j'aime bien les moments "piquants". Tu commences par rougir mes fesses parce que j'ai un peu froid et parce que tu en as envie aussi. Puis, tout en préparant nos invités du soir, tu m'expliques ce que tu attends de moi.
Je deviens impatiente et la position commence à être quelque peu désagréable. Tu reviens près de moi et réajustes un peu les nœuds pour mon confort. Tes mains sont posées sur mes fesses, tu les écartes et me souffles un "ça va être froid". Je sens le doigt de gingembre me pénétrer. J'aime autant que je déteste cette sensation qui monte et qui commence à me brûler. Je veux bouger mais les cordes m'en empêchent. Tu prends le martinet pour, me dis-tu, irradier correctement l'ensemble. La morsure du martinet couplée à la chaleur du gingembre en moi me rend dingue. Je sens mon sexe s'ouvrir totalement, et mes envies coulées le long de mes cuisses. Je veux que ça s'arrête ou je veux que ça continue, je ne sais plus.
Tu lâches le martinet pour faire parcourir tes doigts sur mon dos et mes seins tendus que tu profites pour malmener un peu. Je ne suis plus une jolie poupée docile habillée de cordes dont on aurait pu peindre le tableau tellement j'étais immobile et sage. Non, je suis une petite perverse toujours encordée dans une position indécente que je rends encore plus scabreuse en bougeant sans cesse afin que tous mes orifices puissent obtenir quelque chose. Tu me montres le concombre tout en jouant de tes doigts sur mon sexe. 
"Demande-moi".
Je suis déjà à ta merci, je ne réfléchis pas une seconde et je te dis : 
"S'il te plait, j'ai besoin d'être remplie." 
Le concombre se loge aisément en moi. Les va-et-vient vont avoir raison de moi rapidement, je le sais. Totalement soumise, j'entends tes mots au loin qui continuent​ de me transporter en plus de ces aliments. Mon cerveau est en train de déconnecter, tout est musique. Je ne sais plus qui est encore en scène dans nos invités quand je crie : 
"Monsieur, laissez-moi jouir s'il vous plait !"
Ton accord ne se fait pas tarder et ma jouissance est aussi explosive que la chaleur qui a irradié mon corps pendant tout ce moment. Je peine à retrouver mes esprits. Tu détaches les cordes. Je délie mes muscles et me retourne pour être sur le dos. Je souris et je suis un peu gênée aussi, il est rare que je sois aussi démonstratrice. Je reprends le tutoiement et parce que j'aime jouir deux fois de suite, je te dis : tu veux bien venir en moi, s'il te plait ! 

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